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Un développeur nord-coréen a touché le code de MetaMask pendant un mois

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Actualités
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Consensys, la société derrière MetaMask, a engagé sans le savoir un développeur aux liens présumés avec la Corée du Nord, qui a travaillé un mois sur le code de paiement — là où transite l'argent des utilisateurs.

Un développeur aux liens présumés avec la Corée du Nord a eu accès, pendant près d'un mois, à une partie du code de MetaMask, le portefeuille crypto le plus utilisé au monde. L'affaire a été révélée par Drop Site News, et Consensys, la société à l'origine du portefeuille, en a confirmé les grandes lignes.

La personne se faisait appeler Tyler Knapp et a rejoint le projet via un prestataire externe avec lequel Consensys travaillait déjà. Il a été engagé comme consultant, et non comme salarié direct, ce qui a impliqué une vérification plus légère que pour un employé classique, selon le directeur juridique Matt Corva. Le premier commit sous le pseudonyme GitHub imyugioh date du 9 mars.

Un mois plus tard, en avril, l'équipe sécurité de Consensys a repéré une anomalie et coupé l'accès. Durant cette période, « Knapp » avait touché au code chargé de convertir les cryptomonnaies en monnaie fiduciaire via des prestataires de paiement tiers — exactement la couche par où transite l'argent réel des utilisateurs.

Consensys a suspendu ses mises à jour, ouvert une enquête interne et alerté les autorités. Sa conclusion : aucun fonds ni donnée utilisateur n'a été dérobé, et aucun code malveillant n'a été détecté. Ce constat provient de l'examen interne de l'entreprise elle-même ; aucun audit indépendant ne vient encore le confirmer.

Le procédé n'a rien de nouveau. Les autorités américaines et l'ONU avertissent depuis des années que Pyongyang place des informaticiens sous fausse identité dans des postes à distance chez des entreprises technologiques et crypto occidentales, à la fois pour rapporter des devises au régime et pour s'infiltrer dans les systèmes internes. Des cas similaires ont déjà été observés chez des plateformes d'échange et des développeurs d'infrastructure blockchain. Consensys n'est pas une petite structure : MetaMask revendique des dizaines de millions d'utilisateurs, ce qui rend d'autant plus troublant un mois d'accès non détecté au code de paiement, même sans perte apparente cette fois.

L'entreprise annonce qu'elle va revoir sa vérification des prestataires. Mais aucune société crypto ne peut aujourd'hui garantir qu'un tel épisode ne se reproduira pas.

Questions et réponses

Questions fréquemment posées sur le sujet de l'article

Consensys, la société derrière le portefeuille MetaMask, a engagé sans le savoir, via un prestataire, une personne aux liens nord-coréens présumés, qui a eu accès à une partie du code du portefeuille pendant près d'un mois avant d'être détectée et coupée.